Durant la période d'alcoolisation, les relations aux autres ont changé. Leur regard aussi.
Sans alcool, les choses vont à nouveau évoluer. Cette fois-ci dans le bon sens...
Alcool et solitude
Quand on arrête l’alcool, on a souvent peur de se retrouver « seul ».
Comment s’amuser sans alcool ? Comment faire la fête ou dîner avec des amis sans agrémenter sa soirée d’une dégustation d’alcool ?
Toutes ces questions sont des craintes entrainées par l’alcoolodépendance, et remettent en cause la nécessité de stopper la boisson du point de vue de l’alcoolodépendant.
L’alcool est un leurre, il ne tient pas compagnie. Il ne fait qu’éloigner. Tous les anciens alcooliques prennent conscience qu’ils sont moins seuls sans l’alcool.
Si vous êtes aujourd’hui alcoolodépendant et en phase de questionnement par rapport à votre relation avec l’alcool, sachez que vous vous sentirez moins seul sans alcool.
L’alcool et les autres
L’alcool n’ouvre pas les portes du dialogue et de la discussion. Au contraire, il les referme.
A dose modérée, on se sent plus audacieux. A forte dose, on se sent le seul exister, et le dialogue n’est plus possible. La construction d’une relation sociale est inexistante, on se ferme complètement aux autres.
Trop boire empêche l’intégration et marginalise. L’alcool engendre bien plus souvent des bagarres et des déconvenues qu’une activité sociale enrichissante.
L’obsession des boissons alcoolisées remplace petit à petit toutes les valeurs humaines. C’est bien en arrêtant de boire que l’intérêt de l’échange et du dialogue avec les autres remplacera la marginalisation et l’exclusion.
L’image renvoyée aux autres
Quand on boit, on n’est plus soi-même. Tout est amplifié : on devient plus irritable, trop sûr de soi. On ne contrôle d’ailleurs plus toujours ses gestes ou les mots que l’on prononce.
L’alcool fait oublier, mais les autres se souviennent. L’image gardée dans leur esprit est rarement valorisante. L’alcoolique consommateur pense le plus souvent que l’on ne perçoit pas son état. Ceci est faux, son comportement entraîne de la gène autour de lui.
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