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Dommages de l'alcool sur le cerveau

L’alcool affecte la majorité des organes : le cerveau est l’un des plus touchés. L’alcool y entraîne des atteintes physiologiques importantes, avec de multiples symptômes associés.

 

Atteintes physiologiques

L'alcool passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins.
Il atteint le cerveau en quelques minutes via la circulation sanguine.

L’alcool a plusieurs effets sur les neurones. Le fonctionnement de leurs membranes est perturbé et certaines enzymes ne fonctionnent plus correctement.

Cet effet explique l’effet sédatif de l’alcool : l’activité neuronale est diminuée. L’état d’adaptation du corps humain suite à une alcoolisation chronique et prolongée explique la caractéristique du sevrage à l’alcool. Les neurones ont « pris l’habitude » d’être moins réactifs. L’organisme y répond en envoyant plus de stimulis d’excitation. Au début de l’arrêt de l’alcool ce phénomène perdure et entraîne l’état d’excitation connu dans le syndrome de sevrage.
A la fin du sevrage l’organisme se sera réadapté à une transmission neuronale normale.

 

Atteintes cérébrales

Le métabolisme du neurone est identique à celui des autres cellules. A ceci près qu’il est incapable de se multiplier. Pour son bon fonctionnement et sa survie, il a besoin de vitamines B1 et PP.

Or, l’alcoolisation chronique entraîne des carences dans ces deux vitamines.

La vitamine B1 régule l’assimilation des glucides (source d’énergie) dans le neurone. La vitamine PP y intervient dans la respiration cellulaire.
Leur absence ou carence provoque une dégénérescence du neurone qui va finir par être détruit.

 

Cette atteinte cérébrale est irréversible. Les capacités intellectuelles sont définitivement amoindries.

Les jeunes adolescents sont encore bien plus exposés, car les dégâts occasionnés par des alcoolisations trop massives vont significativement perturber la croissance et le développement de leur cerveau. Consultez aussi le dossier alcool & jeunes.

 

Symptômes


Démence alcoolique

L'alcoolisation chronique est la troisième cause de démence des malades hospitalisés.
L'abus prolongé d'alcool peut provoquer des lésions cérébrales et donner lieu à des symptômes proches de ceux de la démence.


Hallucinations

Les buveurs peuvent être victimes d'illusions ou d'hallucinations.
La nuance est qu’une illusion est une sensation déformée, à partir d'un élément sensoriel réel.
Par ailleurs l’hallucination est une sensation perçue, sans élément sensoriel réel.

La personne alcoolique est consciente de ses illusions, au contraire des hallucinations qui peuvent conduire le sujet à des actes délictueux, dangereux pour lui ou son entourage.

Les hallucinations auditives sont des sons indéfinissables ou des paroles et propos répétitifs, à connotation érotique, culpabilisante ou persécutante. Les hallucinations visuelles se manifestent plus rarement, et produisent des images monstrueuses, des formes ou ombres menaçantes.


Accidents vasculaires cérébraux (AVC)

L'alcool est un facteur de risque d'accidents vasculaires cérébraux (infarctus cérébral ou hémorragie cérébrale). Associé à d’autres facteurs de risques tel l'hypertension artérielle, le tabac ou le diabète, le risque est encore plus grand.


Perturbations du sommeil

Il a une action négative à la fois sur la qualité et la durée du sommeil et sur la vigilance. Ainsi, les perturbations du sommeil sont fréquentes chez les personnes alcooliques, mais également chez certaines personnes qui ont complètement cessé de boire.
En perturbant le sommeil, l’alcool va tourmenter l’individu également en journée. Victime de manque de sommeil et d’une moins bonne vigilance, celui-ci verra ses performances diminuées même la journée.


Delirium tremens

C'est une affection neurologique gravissime, qui peut se manifester lors du sevrage d'une personne alcoolodépendante.
Elle se caractérise par un état d’agitation avec tremblements, fièvre et troubles de la conscience.


Epilepsie

L'alcoolisme est la première cause d'épilepsie tardive de l'adulte. Les personnes alcooliques peuvent présenter des crises d'épilepsie liées au sevrage. Cela arrive aussi plus rarement dans le cas d’une ivresse.
 

Coma éthylique

La consommation d'une très forte quantité d'alcool peut provoquer un coma éthylique. C’est un coma toxique ou métabolique, associant faiblesse musculaire, difficultés respiratoire, baisses de la tension et de la température.

Le coma éthylique est dangereux, et l'issue peut être fatale !

 

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