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Les conséquences de la dépendance à l'Alcool : dépression, violences

L’alcool a de nombreuses répercussions sur l’insertion sociale de l’individu au sein de la société. Il peut rendre à la fois violent, anxieux, déprimé et mener à la précarité.

 

Désinsertion

La désinsertion est le fait d’être petit à petit exclu de la société, marginalisé.

Le malade alcoolique ne prend plus sa vie en mains et se laisse aller. Il est incapable d’assumer ou de faire face à des situations difficiles, pour lui-même ou pour les autres.

Ceci est particulièrement problématique car cela nécessite l’implication d’autres personnes (amis, famille) pour gérer son quotidien.

Le malade alcoolique tend à une isolation sociale progressive. Son besoin d’alcool passe avant tout. Il se sent seul et incompris et, de fait, s’auto-isole et se coupe des autres.

Une période de dépendance alcoolique fait perdre la majorité de ses amis et fréquentations. Cela est d’autant plus vrai que la période d’alcoolisation aura été prolongée.

 

Endettement

L’abus d’alcool conduit bien souvent à un endettement à outrance. L’alcool passe avant tous les autres besoins, il devient prioritaire et l’argent utilisé pour payer les bouteilles l’est au dépend d’autres postes de dépenses.

On arrive fréquemment à des situations où l’équilibre budgétaire de toute la famille est mis en danger. Cela se traduit par des privations ou une diminution du mode et de la qualité de vie.

 

Violences

Une dose modérée d'alcool favorise les réactions agressives, à condition que le sujet soit provoqué et qu'il n'ait d'autre choix qu'une réaction agressive. L’alcool interviendrait en facilitant le passage à l'acte délictueux.
Rappelons que l’alcool est présent dans 30 % des agressions physiques et dans 2/3 des agressions visant son partenaire intime...

 

Dépression

Alors qu’il est souvent pris pour ses effets euphorisants et stimulants, l’alcool induit un état dépressif en consommation chronique sur le long terme. Dans 80% des cas, l’arrêt total d’alcool est le seul « traitement » de cet « état dépressif ».

Cet état est marqué par une tristesse, une fatigue, une baisse de l'intérêt et des difficultés d'endormissement. La dépression est provoquée par les effets de l'alcool sur le cerveau ainsi que par les conséquences néfastes de l'alcoolisme sur la vie personnelle, sociale et professionnelle.

 

Troubles anxieux

L'alcool peut de manière transitoire diminuer les impressions d'angoisse. Au long cours l'alcoolo-dépendance majore les craintes, les peurs et l'anxiété. Cette anxiété induite par l'alcool se caractérise par une impression de peur sans objet, invalidante et répétée.
Dans 80% des cas, l’alcool induit le trouble anxieux, et l’arrêt de l’alcool sera le seul remède pour chasser l’anxiété.

 

Troubles cognitifs

La consommation chronique d’alcool génère tout un ensemble de troubles cognitifs qui s’accentue avec le temps. La mémoire est troublée à court terme, la concentration est perturbée. 

 

Perte d’emploi

La dépendance à l’alcool conduit à une diminution notable des performances professionnelles. Concentration altérée, retard et absences à répétition, comportement déplacé envers collègues et supérieurs constituent autant de motifs de licenciement.

D’autant plus que l’état d’ébriété est interdit sur le lieu de travail. La majorité des alcoolodépendants finissent par perdre leur travail s’ils ne soignent pas leur addiction. Tant que l’état alcoolique demeurera, il sera bien difficile de trouver un autre emploi…

 

Expulsion

La perte d’emploi, l’endettement, l’isolement et la désinsertion aboutissent souvent jusqu’à la perte du logement de l’alcoolodépendant. Toutes ses ressources étant allouées à la boisson, d’autres doivent prendre en charge les dépenses de logement. Dans le cas contraire, le processus de désinsertion s’accélère d’autant plus. 

 

Accidents de la route

L’alcool est l’une des principales causes de mortalité routière. Il est responsable à lui seul de près de 30% de l’ensemble des accidents mortels.

Si aucun conducteur n’avait bu en 2008, il est estimé que l’on aurait évité 1000 accidents mortels, épargnant la vie de 1200 personnes.

 

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