"S'arrêter de boire" n'est pas la panacée du traitement de la dépendance à l'alcool. Ce n'est que son préalable. Le maintien de la non alcoolisation est un des buts du traitement après le sevrage.
Les efforts à faire
Le chemin à parcourir pour supprimer l’alcool au quotidien est long.
L’alcoolodépendance est une maladie qui peut ressurgir à chaque instant.
C’est pour cela qu’il faut toujours rester conscient de sa fragilité envers l’alcool.
Dans la maladie alcoolique, il n’y a pas de traitement «miracle». On parle
d’ailleurs d’accompagnement, car il n’est pas juste question de «subir» passivement
un traitement mais bien de se battre. Le patient alcoolodépendant est l’acteur principal
de sa prise en charge.
L’accompagnement est un processus qui va s’inscrire dans la durée. C’est par une
collaboration des différents partenaires qu’une stratégie thérapeutique portera ses fruits.
L’entourage est très important dans le sevrage alcoolique. Les amis et la famille doivent
apporter leur soutien au processus de changement. Ils doivent faire de leur mieux pour ne
pas permettre la consommation d’alcool, notamment lors d’occasions ou
d’évènements à fêter.
La réalcoolisation

Le risque de rechutes est maximum dans les douze mois qui suivent le sevrage.
Pendant longtemps le malade alcoolique nourrit l’illusion d’un retour possible à une consommation « normale ». Ce ne sera plus possible.
Prendre un verre peut être un simple accident de parcours. Il faut à tout prix parler le plus rapidement possible de la réalcoolisation, c’est indispensable. Ce faux pas peut faire partie du parcours de soins du malade alcoolique, peut favoriser une meilleure prise de conscience des enjeux de sa prise en charge globale.
Reboire n’est pas forcément un échec ! Il faut toujours faire appel à votre équipe soignante et ne jamais s’isoler. Plusieurs personnes peuvent vous aider, notamment les groupes d’entraide. Non dite ou cachée, la réalcoolisation sera suivie d’autres verres signant la rechute.
Cela signifie le retour à la situation d’avant le sevrage : la dépendance.
Il arrive même qu’une brève réalcoolisation redonne de la volonté, car elle aide à prendre conscience de la dépendance, et de la difficulté de la vaincre.




