Vous connaissez dans votre entourage quelqu'un qui a une relation problématique avec l'alcool ?
Comment réagir et lui donner de l'aide ?

Une consommation importante et fréquente d'alcool n'est pas normale. Si elle influe les relations ou activités du buveur, elle doit être prise comme une maladie.
Nous connaissons tous quelqu'un dans notre entourage qui devrait limiter sa consommation d'alcool, avant que celle-ci n'occasionne de dégâts (voir toutes les conséquences de l'alcoolisme).
On reconnaît difficilement un problème avec l'alcool. L'alcoolique est souvent confondu avec le bon vivant, aimant la fête et la convivialité. N'hésitez pas à faire les tests permettant de vous situer par rapport à votre consommation d'alcool.
Amener à une prise de conscience
Il faut tout faire pour venir en aide à un alcoolodépendant, avant que sa santé ou que son état psychique ne se détériore de manière irréversible (voir les conséquences de l'alcool).
Le cheminement de l'alcoolodépendance est bien connu. Dans la mesure du possible, aidez à la prise de conscience des multiples risques engendrés par une consommation immodérée d'alcool. Il ne s'agit pas de vouloir l'épouvanter avec des promesses de problèmes médicaux ou en essayant de faire comprendre que "boire, c'est mal". Il est désormais connu que l'excès d'alcool est nocif, l'ajout d'informations à ce sujet ne fera que renforcer un sentiment d'impuissance face à l'alcool. Car dangereux ou pas, le malade alcoolique ressent ce besoin de boire.
Si l'individu ne reconnaît pas la problématique de sa relation à l'alcool, l'accuser ne servira à rien.
Ne pas s'en vouloir
Un grand sentiment de culpabilité peut apparaître chez les proches d'alcooliques. On appelle les personnes qui vivent à proximité d’un alcoolodépendant ou qui partagent son quotidien des co-alcooliques. Même sans boire, ils développent souvent des troubles psychologiques car se sentent responsables de tout ou partie de la situation.
Ne laissez pas transparaître de compassion ou de compréhension à l'état d'alcoolisation. Cela ne fera que rassurer le malade alcoolique et l'empêchera de se remettre en question.
Ce n'est pas vous qui buvez, ce n'est pas vous qui avez engendré la situation d'alcoolodépendance, ce n'est donc pas à vous de vous en vouloir.
Les membres d'associations type AL-ANON pourront vous accueillir et vous réconforter afin de vous aider à résoudre vos problèmes.
Ne pas se rendre complice
N'aidez pas pas un alcoolodépendant à satisfaire ses besoins en alcool. Ne lui procurez pas d'alcool et ne lui facilitez pas la vie.




