Prévention alcoolisme : prevention dangers alcool
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Le conjoint de l'alcoolique

Problèmes rencontrés par le conjoint de l'alcoolique
Les conjoints d'alcooliques sont souvent exposés à de graves problèmes sur le plan social et psychologique. De nombreux conjoints d'alcooliques passent par des états d'anxiété, d'insomnie, de tension et de dépression. Ils éprouvent parfois un vif sentiment de culpabilité, se laissent envahir par la colère et des désirs de vengeance, qu'ils peuvent reporter sur leurs enfants ou leurs collègues de travail.

Attitude du conjoint
Dans le cadre d'un traitement, l'attitude du conjoint peut aussi bien représenter une aide qu'un obstacle. Il est ainsi possible de distinguer le conjoint soutien, sur qui aussi bien le malade 'alcoolique que les médecins peuvent compter pour les aider à sortir le patient de sa dépendance, et le conjoint inducteur, qui de diverses manières et pour différentes raisons, favorise l'alcoolisme de l'autre. Il arrive fréquemment que le conjoint se comporte de telle façon que le buveur se trouve pratiquement empêché de percevoir les problèmes liés à sa consommation d'alcool. 
Ce n'est que lorsque le conjoint cesse d'agir en protecteur que le buveur peut être confronté à la réalité. Un autre cas fréquent est celui du conjoint qui ne comprend pas l'autre, lui fait des reproches constamment, opère une surveillance excessive, des restrictions, lui adresse des menaces, ce qui amène dans la plupart des cas l'alcoolique à boire davantage. Sans que les raisons en soient clairement déterminées, il semblerait que de nombreuses jeunes femmes alcooliques épousent un alcoolique. Ces femmes ont souvent un comportement qui favorise la persistance de l'alcoolisation du conjoint en lui trouvant des excuses, et en supportant cette situation.
Avec l'aide de spécialistes en alcoologie, les conjoints d'alcooliques peuvent parvenir à surmonter leurs angoisses et à abandonner les comportements qui favorisent l'alcoolisation.

Rôle du conjoint dans la réussite du sevrage
De nombreuses études ont souligné l'importance du soutien du conjoint et de la famille. Les encouragements du conjoints jouent un rôle capital dans le processus de sevrage, au cours duquel les progrès sont trop souvent passés sous silence alors que les échecs sont sévèrement jugés. Il n'est pas rare qu'un alcoolique arrête de boire ou réduise sa consommation d'alcool parce que des changements se produisent dans sa famille. Un traitement a plus de chances de réussir chez les femmes qui trouvent un soutien en leur conjoint. Cependant, dans presque la moitié des cas, la femme alcoolique a un conjoint qui présente également un problème vis-à-vis de l'alcool, de sorte que certains comportements peuvent induire la persistance de l'alcoolisme de l'autre, et conduire à l'échec du traitement.

Enfants de parents alcooliques

Troubles du comportement
Les services sociaux sont essentiels pour dépister les familles présentant des problèmes avec l'alcool et des troubles du comportement.

D'autres conséquences peuvent apparaître :

Problème d'hyperactivité
Des études anciennes ont observé une forte prévalence d'hyperactivité chez les enfants dont les pères étaient alcooliques. Des études plus récentes ont obtenu des résultats plus mitigés.

Consommation de substances toxiques. Les résultats sont variables dans les études portant sur la relation entre l'alcoolisme des parents et la consommation excessive d'alcool des adolescents. Une étude a observé que les enfants de parents alcooliques étaient plus susceptibles de consommer des substances toxiques, comme le cannabis, les amphétamines et la cocaïne. Une étude plus récente a également fait état d'une plus forte consommation d'alcool et d'autres substances toxiques, mais pas de dépendance.

Troubles émotionnels et problèmes somatiques
Plusieurs études indiquent que les enfants de parents alcooliques souffrent d'un plus grand nombre de troubles ou symptômes émotionnels, comme l'anxiété et la dépression. Cependant, d'autres facteurs familiaux peuvent être avancés.

Fonctionnement cognitif et neuropsychologique. Certaines études ont observé des QI moins élevés chez les enfants d'alcooliques. Cependant, ces études ne prenaient pas en compte l'exposition prénatale à l'alcool. Il se peut que les effets neurotoxiques de l'alcool au cours de la période prénatale représentent la cause principale de tout trouble de l'intelligence. Outre une capacité verbale plus faible observée chez les enfants d'alcooliques, l'abstraction et le raisonnement semblent également subir une détérioration. Ceci contribuerait à l'échec scolaire et, aboutirait par conséquent à un manque de confiance en soi, ainsi qu'à des problèmes d'adaptation et de comportement.

Seule une minorité d'enfants d'alcooliques présente ces problèmes. Il est possible que ceux qui y échappent au cours de l'enfance ou de l'adolescence aient des qualités qui attirent l'attention favorable des travailleurs sociaux, qu'ils soient dotés d'une intelligence supérieure et de facilités pour communiquer, réussir, montrer un comportement responsable et attentif.