On considère que le syndrome d'alcoolisme foetal représente la troisième cause de retard mental congénital et est à l'origine d'un tiers des naissances prématurées.
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des malformations crânio-faciales : caractérisées par une réduction de la taille du crâne, un nez et une lèvre supérieure de petite taille, une mâchoire inférieure plus petite et en retrait, un rétrécissement des paupières. Ces malformations persistent à l'âge adulte.
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un retard de croissance global affectant la taille, le poids et le crâne. En général, les enfants resteront de petite taille à l'âge adulte.
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des anomalies du système nerveux : causées par une atrophie du cerveau et un développement incomplet de certaines parties de celui-ci, elles se traduisent par un handicap intellectuel sévère.
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des malformations d'organes. Elles sont nombreuses, mais il n'est pas clairement prouvé que l'alcool soit seul responsable. Les malformations les plus fréquentes concernent le coeur, les organes génitaux externes et les articulations. Les enfants atteints du syndrome d'alcoolisme foetal, à l'âge adulte ne sont pas affectés par la stérilité. Les femmes, si elles sont abstinentes, donnent naissance à des enfants sains. Les hommes, alcooliques ou non, mariés à une femme sobre, ont une descendance normale.
Consommation d'alcool et risques pour la grossesse
Une consommation modérée d'alcool, de l'ordre de deux à trois verres par jour, génère un risque pour le développement de l'enfant : accouchements prématurés, poids de naissance plus faible (de 80 à 160 grammes en moyenne), nombre d'anomalies crânio-faciales, comparables à celles observées dans le syndrome d'alcoolisme foetal, et surtout retard dans le développement intellectuel et neurologique.
Une consommation importante d'alcool, d'au moins 100 grammes d'alcool par jour, pendant toute la durée de la grossesse, expose l'enfant à un risque élevé (30 à 40%) de syndrome d'alcoolisme foetal.
L'alcoolisation au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse affecte la formation du système nerveux. L'arrêt total de consommation d'alcool permet d'éviter la formation d'anomalies. A partir d'une consommation quotidienne de 48 grammes, il semble que l'on puisse déceler un risque de malformations congénitales, notamment au cours du premier trimestre de la grossesse.
Lorsqu'une femme donne naissance à un enfant présentant un syndrome d'alcoolisme foetal, pour les grossesses suivantes si elle reste abstinente, il n'y a aucun danger pour l'enfant à venir.