Prévention alcoolisme : prevention dangers alcool
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Alcool et femmes

La femme alcoolique
L'anxiété, la dépression et la solitude se retrouvent chez la majorité des femmes alcooliques. Près de 80 % d'entre elles sont âgées de 35 ans et plus, dont 51 % de 35 à 50 ans. Près de 80 % des femmes justifient leur alcoolisme suite à des problèmes psycho-affectifs.

Vulnérabilité de la femme face à l'alcool
A âge et poids égaux et pour une même quantité d'alcool, l'alcoolémie de la femme est supérieure à celle de l'homme. L'explication de ce phénomène provient de l'enzyme impliquée dans le métabolisme de l'alcool qui présente une activité moindre chez la femme. Par ailleurs, la quantité d'eau dans le corps de la femme étant plus faible, la concentration de l'alcool dans les tissus et dans le sang s'effectue plus rapidement que chez l'homme. Les fluctuations des hormones ovariennes durant le cycle menstruel affectent également le métabolisme de l'alcool et la prise de contraceptifs oraux et la ménopause augmentent la vulnérabilité de la femme face à l'alcool.

Problèmes de santé associés à l'alcoolisme féminin
Pour une même consommation journalière d'alcool, la cirrhose apparaît plus rapidement chez la femme que chez l'homme. Un plus grand nombre de femmes alcooliques que d'hommes alcooliques meurent de cirrhose du foie sans pour autant que les causes en soient élucidées. La combinaison d'oestrogènes et d'alcool peut être néfaste pour le foie. Une consommation chronique d'alcool augmente le risque de cancer du sein et une intoxication chronique peut être source de stérilité chez la femme alcoolique.

La femme alcoolique et la dépression
A la différence des hommes, la femme alcoolique est fréquemment sujette à dépression. Près de 50 % des femmes alcooliques ont fait au moins une tentative de suicide. Certaines femmes semblent plus vulnérables, notamment celles appartenant à la tranche 35-49 ans, les célibataires et les divorcées.

Le Syndrome d'Alcoolisme Foetal

On considère que le syndrome d'alcoolisme foetal représente la troisième cause de retard mental congénital et est à l'origine d'un tiers des naissances prématurées.

On lui associe :

  • des malformations crânio-faciales : caractérisées par une réduction de la taille du crâne, un nez et une lèvre supérieure de petite taille, une mâchoire inférieure plus petite et en retrait, un rétrécissement des paupières. Ces malformations persistent à l'âge adulte.
  • un retard de croissance global affectant la taille, le poids et le crâne. En général, les enfants resteront de petite taille à l'âge adulte.
  • des anomalies du système nerveux : causées par une atrophie du cerveau et un développement incomplet de certaines parties de celui-ci, elles se traduisent par un handicap intellectuel sévère.
  • des malformations d'organes. Elles sont nombreuses, mais il n'est pas clairement prouvé que l'alcool soit seul responsable. Les malformations les plus fréquentes concernent le coeur, les organes génitaux externes et les articulations. Les enfants atteints du syndrome d'alcoolisme foetal, à l'âge adulte ne sont pas affectés par la stérilité. Les femmes, si elles sont abstinentes, donnent naissance à des enfants sains. Les hommes, alcooliques ou non, mariés à une femme sobre, ont une descendance normale.

Consommation d'alcool et risques pour la grossesse
Une consommation modérée d'alcool, de l'ordre de deux à trois verres par jour, génère un risque pour le développement de l'enfant : accouchements prématurés, poids de naissance plus faible (de 80 à 160 grammes en moyenne), nombre d'anomalies crânio-faciales, comparables à celles observées dans le syndrome d'alcoolisme foetal, et surtout retard dans le développement intellectuel et neurologique.

Une consommation importante d'alcool, d'au moins 100 grammes d'alcool par jour, pendant toute la durée de la grossesse, expose l'enfant à un risque élevé (30 à 40%) de syndrome d'alcoolisme foetal.

L'alcoolisation au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse affecte la formation du système nerveux. L'arrêt total de consommation d'alcool permet d'éviter la formation d'anomalies. A partir d'une consommation quotidienne de 48 grammes, il semble que l'on puisse déceler un risque de malformations congénitales, notamment au cours du premier trimestre de la grossesse.

Lorsqu'une femme donne naissance à un enfant présentant un syndrome d'alcoolisme foetal, pour les grossesses suivantes si elle reste abstinente, il n'y a aucun danger pour l'enfant à venir.